« Tout homme qui se connaît des sentiments élevés a le droit, pour se faire traiter comme il convient, de partir de son caractère, plutôt que de sa position. »
« La douleur est le grand peintre des portraits. Il est bien rare que le modèle aime son peintre. »
« Si vous voulez convaincre de l'horreur de la guerre celui qui ne refuse pas la guerre, ne le traitez point de barbare : cherchez à le comprendre avant de le juger. »
« Si quelqu'un me montrait entre l'indépendance complète et l'asservissement entier de la pensée une position intermédiaire où je puisse espérer me tenir, je m'y établirais peut-être ; mais qui découvrira cette position intermédiaire. »
« Dieu est "le juge" parce qu'il ignore la foule et ne connaît que les individus. »
« Si vous êtes un jour traité de parvenu, tenez pour bien certain que vous serez arrivé. »
« Le langage encourt un risque là où la littérature devient perméable à la philosophie, et la philosophie à la littérature : où la littérature parvient à la finesse de la pensée abstraite, où la philosophie succombe aux attraits de lamusique verbale... »
« L'homme ne doit pas se contenter d'un dieu qu'il pense, car lorsque la pensée s'évanouit, Dieu s'évanouit aussi. »
« La vie n'a pas de sens, seule chaque vie individuelle a un sens, donné par celui qui vit cette vie. L'individu trace son trait et disparaît. »
« Ecrire, trouver le mot, c'est éjaculer soudain. »
« Un homme d'expérience ne devrait jamais s'égarer dans le concret. L'abstrait reste l'âme des affaires. »
« Un portrait porte absence et présence, plaisir et déplaisir. La réalité exclut absence et déplaisir. »
« C'est au moment où l'on rejette tous les principes qu'il convient de se munir de scrupules. »
« Autrefois, quand on était las et dégoûté du monde, on entrait au couvent; et lorsqu'on avait du bon sens, on y restait. Aujourd'hui, quand on est las et dégoûté du monde, on entre dans la révolution, et lorsqu'on est intelligent, on en sort. »