« L'angoisse de l'écrivain, c'est de se retrouver vers l'oeuvre dépassée. Et pourtant d'y tenir comme à son être le plus intime, comme à son enfance même. »
« Quand la France aura fait entendre sa voix souveraine, croyez-le bien, Messieurs, il faudra se soumettre ou se démettre. »
« Les larmes que l'on verse au théâtre, sur des maux simulés, qui ne font pas le mal de la réalité cruelle, sont bien douces. On est meilleur quand on se sent pleurer. On se trouve si bon après la compassion! »
« Il faut imiter la source qui ne se tarit pas et non pas l'averse qui inonde la montagne. »
« La civilisation approche peut-être d'un de ces longs hivers qu'elle connaît de temps en temps. La période chrétienne, pittoresque, passionnée et malheureuse, peut prendre fin. Une catastrophe de ce genre ne devrait pas nous désespérer. »
« La Vérité totalitaire exclut la relativité, le doute, l'interrogation et elle ne peut donc jamais se concilier avec ce que j'appellerais l'esprit du roman. »
« Le cerisier qui fleurit en hiver est un imbécile. »
« Si vous voulez acheter, traversez le bazar en regardant et achetez en retournant. »
« Chercher le bonheur dans cette vie, c'est là le véritable esprit de rébellion. »
« La véritable misanthropie ne s'éprouve que dans la société. »
« Depuis Adam se laissant enlever une côte, jusqu'à Napoléon attendant Grouchy, toutes les grandes affaires qui ont raté étaient basées sur la confiance... Faire confiance aux honnêtes gens, est le seul vrai risque des professions aventureuses. »
« Le fromage - le saut du lait vers l'immortalité. »
« Le premier devoir dans l'existence, c'est d'être aussi artificiel que possible. Ce qu'est le second, personne ne l'a encore découvert. »
« La soumission obtuse n'est pas vertu mais démission. »