« Maison de la naissance, ô nid, doux coin du monde! O premier univers où nos pas ont tourné! »
« Je regrette l'Y de l'ancienne orthographe du mot abîme. Car Y était du nombre de ces lettres qui ont un double avantage : indiquer l'étymologie et faire peindre la chose par le mot : ABYME. »
« Donnez la parole à la douleur: le chagrin qui ne parle pas murmure au cœur gonflé l'injonction de se briser. »
« Le mensonge adoucit les moeurs. »
« Baiser. Dire embrasser, plus décent. Doux larcin. Le baiser se dépose sur le front d'une jeune fille, la joue d'une maman, la main d'une jolie femme, le cou d'un enfant, les lèvres d'une maîtresse. »
« Il serait peut-être doux d'être alternativement victime et bourreau. »
« Tous les grands hommes sont doués d'intuition. Un vrai chef n'a besoin ni de tests psychologiques, ni de fiches de renseignements pour choisir ses subordonnés. »
« Le jazz est vif, douloureux, doux, tendre, lent ; il apaise, il bouleverse, c'est de la musique et ce qu'il rythme est vrai, c'est le pouls de la vie. »
« La modernité est sans doute le mot le plus creux de la langue française. »
« Tous les amoureux ont douze ans, d'où la fureur des adultes. »
« J'ai remarqué que plus on est envahi par le doute, plus on s'attache à une fausse lucidité d'esprit avec l'espoir d'éclaircir par le raisonnement ce que le sentiment a rendu trouble et obscur. »
« Aussi infailliblement que le chat se met à ronronner quand on lui caresse le dos, aussi sûrement on voit une douce extase se peindre sur la figure de l'homme qu'on loue. »
« Nous sommes un escalier à double révolution : quand une moitié de nous monte, l'autre descend. »
« Le monde est une huître, mais on n'ouvre pas une huître avec douceur. »