« Le doute, terrible trou noir de l'esprit, là où l'univers perd confiance en lui-même. »
« Donnez la parole à la douleur: le chagrin qui ne parle pas murmure au cœur gonflé l'injonction de se briser. »
« Le mensonge adoucit les moeurs. »
« Maison de la naissance, ô nid, doux coin du monde! O premier univers où nos pas ont tourné! »
« Baiser. Dire embrasser, plus décent. Doux larcin. Le baiser se dépose sur le front d'une jeune fille, la joue d'une maman, la main d'une jolie femme, le cou d'un enfant, les lèvres d'une maîtresse. »
« J'ai remarqué que plus on est envahi par le doute, plus on s'attache à une fausse lucidité d'esprit avec l'espoir d'éclaircir par le raisonnement ce que le sentiment a rendu trouble et obscur. »
« Aussi infailliblement que le chat se met à ronronner quand on lui caresse le dos, aussi sûrement on voit une douce extase se peindre sur la figure de l'homme qu'on loue. »
« On peut fort bien pratiquer des opérations chirurgicales douloureuses sans anesthésier le patient à condition de se mettre du coton dans les oreilles. »
« Nous sommes un escalier à double révolution : quand une moitié de nous monte, l'autre descend. »
« Les sacs à main des femmes étaient sans doute les seuls objets qui avaient résisté, au cours des âges, aux perfectionnements mécaniques. »
« Le problème en ce bas monde est que les imbéciles sont sûrs d'eux et fiers comme des coqs de basse cour, alors que les gens intelligents sont emplis de doute. »
« La modernité est sans doute le mot le plus creux de la langue française. »
« Le monde est une huître, mais on n'ouvre pas une huître avec douceur. »
« Je regrette l'Y de l'ancienne orthographe du mot abîme. Car Y était du nombre de ces lettres qui ont un double avantage : indiquer l'étymologie et faire peindre la chose par le mot : ABYME. »