« La citation classique est le mot de passe des lettrés. »
« Tous ces caprices philosophiques appelés des devoirs n'ont aucun rapport avec la nature. »
« Qu'il est difficile d'être oublié ! Pendant des années, parfois pendant des siècles, les écrits témoins ne cessent de surgir. Comme les villes mortes sortent des sables, les paquets de lettres jaunies émergent des coffrets. »
« Je regrette l'Y de l'ancienne orthographe du mot abîme. Car Y était du nombre de ces lettres qui ont un double avantage : indiquer l'étymologie et faire peindre la chose par le mot : ABYME. »
« La clarté est la politesse de l'homme de lettres. »
« Les prétentions sont des lettres de change tirées sur l'amour-propre du voisin qui les renvoie toujours protestées. »
« Il y a longtemps, à dater du ministère du cardinal de Fleury et même de plus loin, qu'elles (les lettres) sont en France sans encouragement et sans considération. »
« Ecrire des lettres d'amour est, certes, un travail peu sérieux et sans grande importance économique. Mais si plus personne ne l'exerçait, si personne ne rappelait à cette vie combien elle est pure, elle finirait par se laisser mourir. »
« Les lettres anonymes ont le grand avantage qu'on n'est pas forcé d'y répondre. »
« ... Toute littérature est traduction. Et traduction à son tour, la lecture que l'on en fait... D'où cet autre sentiment selon lequel on n'en aura jamais fini avec les textes que l'on aime, car ils rebondissent d'interprétation en interprétation... »
« L'abbé de Vertot, qui, emporté dans sa jeunesse par une fièvre de dévotion, avait commencé par se faire capucin, et qui, relevé de ses voeux, devint membre de l'Académie des belles-lettres et un de nos historiens les plus estimés. »
« La traduction qu'il (l'abbé Delille) a entreprise de l'Enéide, prépare un nouveau tourment à l'envie, et de nouvelles sottises aux mauvais critiques. »
« En voulant donner une traduction plus fidèle, il craint de gâter un ouvrage qui a eu du succès. »
« Passer son temps doulcement en repos et tranquillité à l'estude des lettres, où il y a delectation conjointe avec honneste contemplation. »